Dimension parlementaire de la coopération Russie-UE au cours de la prochaine décennie. Par Ria Oomen-Ruijten (UE)


L’an dernier, le Comité de coopération parlementaire Russie - UE (CCP) a célébré ses dix ans.

 
Cette plate-forme de discussion entre les membres du comité qui représentent le Conseil de la Fédération, la Douma d’état et le Parlement européen relie au dialogue les hommes politiques et les citoyens de la Russie et de l’UE.
La Russie et les pays de l’UE sont des voisins et nos relations politiques et économiques sont, par définition, intenses et complexes. Dans le cadre du Comité nous n’avons pas peur de toucher des questions épineuses de nos relations et nous nous prononçons ouvertement sur des problèmes qui surgissent. Beaucoup d’Européens sont préoccupés par les droits de l’homme et la prééminence de la loi en Russie. En outre, le conflit en Géorgie et la crise de gaz ont été largement discutés en UE et je pense que la présidence française de l’UE (01.07.08-01.01.09) a bien montré une approche constructive et positive. Ni l’Europe, ni la Russie ne peuvent refuser le partenariat qui n’est pas seulement « ad-hoc » mais peut servir de base pour un dialogue à l’avenir. Un accord de coopération est un instrument efficace pour le développement et le renforcement de ce partenariat. Nous devons essayer de nous fixer des objectifs ambitieux et faire tout ce qui est possible pour les atteindre.
Le business n’attend pas les hommes politiques. A l’époque des frictions politiques les investissements européens augmentent en Russie et nos relations commerciales s’intensifient de plus en plus. Le moment clé du développement futur de notre coopération économique est l’adhésion de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce qui renforcerait la protection juridique du business.

Je crois qu’on est arrivé au consensus en ce qui concerne la nécessité d’une coopération politique fondée sur la transparence et la confiance mutuelle. La crise du marché financier fait comprendre bien nettement que nous vivons dans le monde interdépendant. On sait très bien que la Russie et les pays de l’UE se trouvent en dépendance réciproque. Des hommes politiques autoritaires et des déclarations fortes ne représentent pas d’ingrédients d’un dialogue constructif. Pour moi, un dialogue constructif, c’est un potentiel créateur et la présence des alternatives. Le Comité de coopération parlementaire Russie – UE a prouvé qu’il est une plate-forme optimale pour tel dialogue et je pense que nos rencontres ont le potentiel de jouer un rôle de plus en plus important dans l’immédiat.

Le 6 mai 2009

OOMEN-RUIJTEN Ria
Membre du Parlement européen, co-présidente du Comité de la coopération parlementaire Russie  UE

Comment this

Name
E-mail
Comment
Spam code spamcode