Moscou, peut –elle devenir le centre international financier ? Par Kira Loukianova. (Rus)

La tâche ambitieuse de la création en Russie du centre international financier posée devant les chefs du pays a provoqué des estimations ambiguës aussi bien à l’intérieur du pays que chez nos collègues étrangers.
Cela étant les rappels ironiques, peut-être, même prédominent. Cependant dans l'histoire de la Russie il y avait beaucoup de cas où les sceptiques étaient obligés de se taire discrètement. Et cette fois ? Est-ce que Moscou a une chance ?
Le processus de la formation et de la croissance de l'économie mondiale accompagné par le développement de la division du travail internationale, l'internationalisation des processus économiques, la concentration du capital financier ont causé l'apparition et le développement de tels phénomènes économiques comme les centres internationaux financiers. Ces centres sont divers aussi bien par leurs dimensions, l'envergure du territoire que par la spécialisation et les fonctions accomplies. Aujourd'hui Londres, New York, Hongkong, Francfort, Zurich, Tokyo, Singapour, Luxembourg, Panama, Moumbay, Varsovie et plusieurs autres villes et les territoires sont dans n'importe quel degré les centres internationaux financiers. Ces centres peuvent être globaux ou régionaux (et même locaux), universels ou spécialisés avec l’appui sur le marché intérieur ou offshore, avec un riche histoire ou relativement nouveaux. Certains de ces centres financiers sont la tout à fait jeunes, leur histoire a commencé à nos yeux, leur création s'appuie aussi bien sur les conditions naturelles économiques, géographiques, mentales et autres que sur la volonté, l'énergie et le compte des créateurs de ces centres. En étudiant toute cette diversité de l'organisation de la vie internationale financière, on peut mettre en relief certaines conditions contribuant à la création des centres internationaux financiers sur n'importe quel territoire.
· La position correspondante du pays dans le système mondial économique et l'état stable de sa devise
· La présence du système développé de monnaie et de crédit et la bourse des valeurs bien organisée
· La situation géographique confortable (avantageuse)
· La politique fiscale modérée et claire fondée sur les principes transparents législatifs
· Les finances ouvertes assurant le mouvement libre du capital et l'accès aux ressources empruntées
· L'infrastructure ouverte de fonds assurant la possibilité du déplacement simple et bon marché des droits aux titres et leur compte
· La présence du système nécessaire des outils financiers
· La présence du capital humain assez préparé pour le service de l'infrastructure du centre international financier
· Le régime stable politique soutenant le haut niveau des libertés économiques dans le pays
· Les garanties juridiques contrôlées par le temps aux participants des relations internationales financières
On voit bien qu'une partie de ces conditions (en premier lieu économiques et géographiques) se forme historiquement et est une certaine réalité pour chaque période de la vie de n'importe quel pays. D'autres conditions dans la plus grande mesure dépendent de la volonté politique et des capacités d'organisateur des gens, des tâches posées devant le pays par son élite. Mais aussi la création de telles conditions "mobiles" comme le développement des instituts spéciaux, des outils, l'enseignement et l'éducation des effectifs demande un long temps et de grands efforts d'organisateur et financiers. Néanmoins, comme montrent les exemples de jeunes centres financiers qui se développent, ici il n’y a rien d’impossible. C'est pourquoi est valable la question que nous posons devant nous-mêmes en Russie – si Moscou pourra devenir le centre international financier?
Si Moscou a une chance ?
Le premier ce qui se jette dans les yeux est, certes, la situation géographique, mais plutôt géopolitique de Moscou comme le centre historique qui est devenu par la suite le centre du bloc socialiste.
Cependant, après la chute de l'empire soviétique les relations entre la Russie et plusieurs anciennes républiques soviétiques ou les pays de l’Europe de l’Est se sont formés défavorablement. L'image de "l'empire du mal» sera inévitable au-dessus de nos relations encore longtemps et seulement s'effacera progressivement avec le temps et de nouvelles relations mutuellement avantageuses non accablées par les vieilles prétentions et les offenses. Et les anciens liens étroits économiques, culturels et d'amitié entre nos pays sont impitoyablement détruits soit en vertu de l'inefficacité économique, soit à la suite des actions grossières politiques. Dans la plus grande mesure cela se rapporte aux pays de l’Europe d’Est et aux pays baltes et mois à d'autres anciennes républiques de l’URSS (bien qu’il y ait aussi des exceptions). Mais malgré tout ce qui est dit, il y a un potentiel immense des liaisons économiques conservées, de la langue russe qui unit le territoire de l’ancienne URSS, la position géographique avantageuse de Moscou (comme un chaînon intermédiaire important entre l'Europe et l'Asie), la mentalité qui est encore identique (en effet, plusieurs chefs des pays postsoviétiques et des entreprises sur le territoire de ces pays faisaient leurs études et ou travaillaient à Moscou, Pétersbourg ou d'autres villes russes). Ce sont les avantages qu'il ne faut pas créer, ils sont déjà et qui jusqu'au présent sont mal utilisées par nous.
Il faut y ajouter que sur l'espace postsoviétique la Russie est le leader absolu économique et financier. Le rouble russe dans plusieurs cas sert de la devise pour les règlements dans les pays de la CEI (plus souvent, peut-être, pour les personnes physiques qui se déplacent activement par les frontières). Tout cela fait une bonne chance à Moscou pour devenir le centre local international financier sur l’espace postsoviétique et partiellement sur l’espace de l’Europe de l’Est. Comment cette chance sera utilisée dépend déjà de nos efforts. Longtemps la Russie était loin de la création d’un centre international financier. À quelque moment il s’agissait de la survie du pays comme tel. On résolvait les problèmes de la reprise économique et de la construction d’un nouveau système économique à la place de celui socialiste déjà détruit. Les crises économiques et politiques ajoutaient périodiquement de la variété dans la vie russe. Encore il y a 8-10 ans c’étaient éventuellement les rêveurs qui pouvaient mener les conversations sur la création à Moscou du centre international financier. Maintenant nous sommes prêts à nous servir des avantages disponibles chez nous. La crise globale mondiale financière et économique peut l’empêcher, mais peut aussi accélérer ces processus. Pendant la crise les changements politiques et économiques se passent plus vite et sont donnés plus facilement, c'est pourquoi le processus qui va avec le craquement peut s'accélérer.
D'autres conditions nécessaires à la transformation de Moscou en centre international financier nous devons créer nous-mêmes. Heureusement ils se rapportent à la catégorie des conditions "mobiles" qui peuvent être créées par les efforts des gens dans les délais relativement admissibles.
Ainsi, on peut constater Moscou a une chance. Ce qu’il faut faire pour la réaliser est exposé ci-après.
Défis et ambitions.
Donc, la Russie a des possibilités se transformer en centre international financier. Mais les succès sont plus que modestes. À cause du départ retardé et en plusieurs cas des erreurs personnelles et des défauts plusieurs réformes nécessaires et transformations commencées dans les années 90 n'avaient pas mené à bon terme, et tout simplement le tour n'est pas arrivé pour effectuer quelques affaires. Ainsi, la participation de la population aux investissements dans les titres n'a pas pris un caractère de masse, puisque le marché de fonds n'existait jamais en URSS, mais on ne pouvait pas imposer rapidement chez les gens la culture de l'investissement de l'argent sur le marché de fonds. Nous comprenons cela bien, c'est pourquoi nous sommes prêts au travail obstiné méthodique dans cette direction. Les plans selon la création du centre international financier est le bon prétexte pour mener définitivement à bien une infrastructure financière et les conditions du travail sur le marché de fonds jusqu’au niveau de premier ordre.
Les difficultés avec la création du centre international financier montrent bien par la situation avec l’attraction du capital étranger dans notre pays. La nécessité d’une telle attraction était déclarée toujours comme le but le plus important. On adopte les programmes divers pour l'amélioration du climat d'investissements, se perfectionne la base normative et juridique pour l'activité des investisseurs étrangers, on élabore les mesures de stimulation, se développe la politique d’attraction des investissements directs étrangers dans les régions. Et ces programmes se réaliseront! Mais les résultats jusqu'ici ne correspondaient pas aux attentes.
En quoi consiste le problème ? Peut être, il faut le chercher dans une autre direction, dans les approches plus fines, mais peut être dans les facteurs éloignés de l'économie, tels que la situation politique, l'image du pays et du peuple et finalement une simple possibilité pour le businessman étranger d'arriver tranquillement et confortablement en Russie, de descendre dans un hôtel commode, d’avoir la possibilité de se nourrir des produits familiers, d’être compris dans la rue, dans l'hôtel, dans le restaurant.
Dans le pays on a pris la conception de la création du centre international financier en Fédération de Russie. Mais la création du centre n’est pas le but en soi. Comme il était déjà remarqué, la réalisation de la conception dans la vie permettra d’améliorer le fonctionnement des marchés financiers et du marché des titres, d’adopter les lois nécessaires, de créer une base dans l'infrastructure financière pour le développement futur. Et l’aspect très important est la formation de l'image favorable de la Russie, la création des conditions confortables pour le travail des businessmen étrangers, le renforcement des relations et de la confiance entre les secteurs financiers russe et mondial.
Jusqu'ici l’obstacle sérieux qui empêche le travail des businessmen étrangers en Russie et de nos gens dans l'Union européenne et des USA est le régime de visa et la législation de migration. Malgré de nombreux appels et de bons souhaits le chariot ne bouge pas pratiquement de la place. L'auteur de cet article dans le cadre de la conception a préparé le projet de loi qui simplifie considérablement les entrées, le séjour et le travail en Russie des businessmen étrangers qui travaillent dans le domaine des investissements et des finances. Si les financiers et les spécialistes ont moins de problèmes administratifs et des difficultés liés à un nombre de différents établissements, l'image de la Russie s'améliorera, s'agrandira la quantité d'intéressés qui veulent travailler ici, s'accélérera la croissance de notre marché de fonds. On voudrait que l'Union européenne démontre son intention de supprimer toute sorte d’obstacles et de simplifier le régime de visa.
La conception prévoit aussi une série entière de mesures complexes selon la modernisation et la libéralisation du marché de fonds russe.
Ainsi au prochain temps on adoptera les modifications de la législation visant à admettre sur le marché de fonds russe les titres étrangers. Le projet de loi sur les récépissés dépositaires attend son tour. L'adoption de ces projets de loi ouvrira la voie sur le marché russe des formes diverses des titres étrangers. Cela aidera aussi à rendre dans le pays les titres des émetteurs russes qui pour n'importe quelles raisons ont émis les valeurs à l'étranger. Cela augmentera les chiffres d'affaires du marché russe, augmentera sa liquidité, donnera une variété supplémentaire. À vrai dire il fallait le faire depuis longtemps. Nos collègues à Varsovie résolvent avec succès la question avec l’attraction des titres étrangers sur la bourse de Varsovie, y compris des pays de l'Europe de l'Est et des pays postsoviétiques. Le mécanisme de l'Etat russe fonctionne souvent lentement et inefficacement et il faut le reconnaître honnêtement.
En cours de l’élaboration et de la discussion active se trouve le projet de loi le plus important sur les informations insider et la manipulation par le marché. C'est encore un exemple du retard sérieux de la législation des besoins du marché. Mais mieux vaut tard que jamais. Sans la lutte avec l'insider et les manipulations financières en Russie il n'y aura pas de marché de fonds civilisé. Dans la création du projet de loi le rôle immense revient à l'expérience de l'Europe et des USA. Le projet de loi provoque l'alarme du côté des médias qui craignent que dans les conditions russes le coup principal porte non sur les insiders et les manipulateurs, mais sur les sources de la diffusion de l'information. À présent à la Douma d'Etat il y a un groupe de travail qui réunit aussi l'auteur de ces lignes. Dans le groupe travaillent ensemble les législateurs, les représentants des départements correspondants et les médias pour que le projet de loi soit en forme qui convienne à toutes les parties.
Encore l’exemple du retard évident est le projet de la création du système de l'assurance des participants du marché de fonds contre les actions malhonnêtes ou les erreurs des brokers. A l’époque la création du système de l'assurance d'Etat des dépôts bancaires a augmenté considérablement les montants des dépôts des particuliers sur les comptes bancaires. Il est possible que le système analogue de l'assurance sur le marché de fonds stimule aussi la croissance des chiffres d'affaires du marché de fonds.
L’important pour le développement du marché international des créances deviendra le projet de loi sur les obligations d’infrastructure dans l'élaboration duquel je participerai activement. En Russie il y a un marché immense des projets d’infrastructure. La partie considérable de ces projets est commercialement justifiée et sera justifiée à leur réalisation juste. L’autre partie demande le financement public partiel ou complet. En tout cas la réalisation de ces projets demande le financement d’emprunt dans de grands volumes. La tâche du projet de loi est, d'une part, de réunir les conditions pour l'étude qualitative des projets réalisés, de l'autre part- pour l'émission sûre avec les garanties nécessaires (y compris d'Etat) des créances de premier ordre. Dans la deuxième moitié du 19-ème siècle en Russie il y avait un boom de construction ferroviaire qui n'était plus jamais. Ce boom est devenu possible grâce à la participation à la construction des chemins de fer du capital privé qui a reçu la possibilité de financer la construction par l'émission des titres sous les garanties partielles de l'Etat. Maintenant le pays immense a besoin d’une rénovation massive et de l'élargissement de l'infrastructure. La répétition de l'expérience ancienne serait à propos. Et l'émission de nouveaux outils sûrs de dette donnera du dynamisme supplémentaire au marché de fonds.
En outre il est incorrect de croire qu’il ne s’agit que de Moscou. La création du centre international financier deviendra le projet qui mènera à un nouveau niveau l'infrastructure financière de tout le pays. Dans le cadre de la conception il est prévu de créer des centres régionaux financiers. Le développement des systèmes de paiement dans les régions connaîtra une croissance considérable. Dans ce plan nous sommes encore fortement en retard par rapport à l'Europe et aux USA, nous avons ceux de qui il faut prendre exemple et où se développer.
La description complète de toutes les mesures prévues par la conception dans le cadre de cet article est simplement impossible. Je pense que de ce qui est déjà dit on peut comprendre le niveau de nos ambitions et de nos prétentions. La Russie doit passer la voie encore longue jusqu'au niveau du développement des centres internationaux financiers des autres pays. Nous avons fait déjà les premiers pas. Maintenant l'essentiel est de ne pas nous arrêter et de faire toute la voie conçue.
LUKIYANOVA Kira
Membre de la Douma d'Etat, la faction «Russie juste». Membre de la Commission, la Douma pour la politique économique et de l'Entrepreneuriat. Le leader du mouvement public à l'appui de la famille, la maternité et l'enfance «Lueur d'espoir», le président du fond de bienfaisance de même nom.