Andrei KLIMOV: «Russie – Union Européenne – progresser lentement mais sûrement»

Coprésident du Comité de la coopération parlementaire Russie – Union européenne, vice-président de la Comission des affaires internationales de la Douma d'État de la Russie, M. Andrei KLIMOV a accordé une interview au journaliste du site P&S (
www.ruseu.ru) où il a fait part de ses impressions après la série des rencontres et des discussions à Bruxelles, à Paris et à Strasbourg ayant eu lieu à la fin de 2010.
– Andrei Arkadiévitch, pour commencer, il faut dire que le 7 décembre 2010 vous avez participé au sommet Russie – Union européenne (UE) qui s'est tenu à Bruxelles. Cette rencontre entre la Russie et l’Union européenne est loin d’être la première, dont vous avez pris part. Quelle est sa particularité? Pourquoi les entretiens du Président Dmitri Medvedev avec les chefs de l’Union européenne ont-ils eu de telle importance?
– D’abord, je voudrais bien mentionner que d’après l’accord de partenariat et de coopération (APC) entre la Russie et l’Union européenne, nos sommets communs se tiendront deux fois pas an. C’est à cause de ce que les années précédentes le président du Conseil européen avait été élu chaque semestre. C’était le chef d’un des pays membres de l’UE. Alors, après l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, l’Union européenne a-t-elle eu son propre Président du Conseil européen (et non pas « Président » de l’UE) et tous les sommets sur le territoire de l’UE ont-ils eu lieu non pas au territoire des pays membres, mais à Bruxelles. En décembre 2010, la rencontre du Président de la Russie Dmitri Medvedev avec le président du Conseil européen, ancient Premier ministre de la Belgique Herman Van Rompuy, et le Président de la Comission européenne José Manuel Barroso a eu lieu pour la première fois à Bruxelles.
Si on va comparer les sommets passés avec celui-ci, il est à noter d’une part son caractère beaucoup plus intense (à peu près 8 heures d’entretiens sans pause), et d’autre part – l’absence évidente de partage des rôles entre deux leaders de l’UE. Bien sûr qu’ils tachaient de pratiquer une politique commune, mais cela ne faisait pas secret que derrière leurs dos travaillaient des groupes de spécialistes. En outre, les fonctions de nouveau poste – celles de nouveau Président permanent du Conseil européen selon toute apparence n’ont pas réussi (contrairement au Président de la Comission européenne) à s’enraciner dans la conscience même de l’élite politique européenne.
En dehors de cette nouvelle forme des sommets traditionnels, la rencontre des leaders à Bruxelles en décembre 2010 a été marquée par au moins deux circonstances importantes:
Premièrement, “au champ de sommet” le Mémorandum d’accord pour l’adhésion de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a été signé. Les participants au sommet espèrent que l’année 2011 sera l’année de l’adhésion définitive de notre pays à cette organisation internationale, ce qui veut dire que nous aurons de nouvelles grandes perspectives en coopération commerciale et économique sur les territoires de l’Atlantique à l’Océan Pacifique.
Deuxièmement, la veille du sommet, le plan flexible d’action sur la modernisation de nouveau partenariat entre la Fédération de Russie et l’Union Européenne a été signé. L’idée de ce partenariat est venue pour la première fois il y a une année. M. Barroso m’a annoncé que c’était « la réponse européenne à la proposition du Président Medvedev de moderniser la Russie ».
Tout comme auparavant, lors du sommet de Bruxelles les participants ont également élargi le débat: des problèmes d’élimination des conséquences de la crise économique mondiale jusqu'à la situation dans les « points chauds » de notre planète.
De la part de la Russie, l’accent particulier a été fait à la nécessité de l’abolition des visas et aux prépositions de renforcer la sécurité européenne. Nos partenaires de l’UE ont glissé en passant sur la nécessité du dévéloppement de la société civile en Russie, la défence des droits de l'homme et la suprématie de la loi. Mais en ce qui concerne les questions concrètes à propos des visas et de la sécurité européenne, l’Europe s’est limitée des promesses imprécises de s’avancer progressivement dans cette direction exacte.
C’est bien évident qu’on ne pouvait pas passer sous silence le thème de nouvel accord de base entre l’UE et la Russie, dont le projet restait mis à l'étude aux experts de deux parties. En tous cas, ce n’est pas question qu’en situation actuelle la Russie et l’UE ne pourront pas se passer sans le partenariat stratégique.
– Quelques jours tout après le sommet de Bruxelles (les 12-13 décembre) vous avez animé la séance du Club Européen du Parlement russe à Paris. C’est déjà la deuxième séance parisienne de ce Club. Pourquoi à Paris de nouveau?
– Le Club Européen du Parlement russe a été fondé il y a dix ans par les députés de la troisième convocation de la Douma d’État. A l’heure actuelle, son président est président de la Comission pour les Affaires internationales de la Douma d’État Konstantine Kossatchev, et moi, je suis président du Conseil d'administration du Club. Toutes ces années, nous avons tenu séances en Russie de même qu’à l’étranger. La présente rencontre à Paris était la deuxième. La première avait eu lieu il y a un an et demie et avait été consacrée entre autres à la présentation du site P&S.
On a fait coïncider la séance de décembre 2010 avec la fin de l’année de la Russie en France. On a décidé en outre de faire le bilan du sommet Russie – UE à chaud, ainsi que considérer les actions conjointes de Russie et d’UE en faveur de l’Afrique. Je rappelle à ce propos que cette année le monde célébre le cinquantième anniversaire de la libération d’Afrique de la colonisation. Bien entendu et cela ne fait pas question que tous les nombreux liens entre l’Afrique et l’Europe passent à Paris.
Il est à noter que notre deuxième forum parisien a accroché l'intérêt non seulement des Français. Parmi ses participants on peut nommer par exemple
président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), M. Mevlut Cavusoglu. On compte en tout plus de centaine d’hommes politiques, d’experts et d’hommes d’affaires de plus de vingt pays du monde, ceux qui ont pris part aux discussions s’étant rendues dans le batiment de l’Assemblée Nationale de France et dans la résidence de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie à Paris. On a reçu là-bas de nouveaux adhérents du Club, par exemple déjà mentionné M. Mevlut Cavusoglu, Édith Cresson (ex-Premier ministre français), Thierry Mariani (Secrétaire d'État chargé des Transports de France),
Adrian Severin (député du Parlement européen, rapporteur sur la Russie, Vice-Président du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen).
– Comme on le sait, juste après la séance de Paris vous vous êtes rendu à Strasbourg où vous avez pris part en plénière du Comité de coopération parlementaire Russie - UE (CCP) les 15-16 décembre. Quelles questions y ont-été abordées et quelles décisions y ont-été prises?
– Le Comité de coopération parlementaire Russie – UE (CCP) a été fondé à la base de l’Accord de partenariat et de coopération entre la Russie et l’Union européenne. Il est un unique organe conjoint du Parlement russe (la Douma et le Conseil de la Fédération) et du Parlement européen. D’habitude, nos plénières se passent à Bruxelles, mais déjà au début de 2010 nous avons fixé la rencontre cette fois à Strasbourg où la plupart de séances du Parlement européen se rendent. En outre, Strasbourg est la capitale du Conseil européen (dont la Russie est membre plénipotentiaire, au contraire de l’UE).
On a inscrit à l'ordre du jour trois questions. Premièrement, nous avons décidé « de notre côté parlementaire » de faire le bilan de travail du Partenariat pour la modernisation entre la Russie et l’UE. Deuxièmement, nous sommes déjà convenus de nous rencontrer au sein de CCP des députés européens avec Vladimir Loukine, rapporteur pour les Droits de l’homme en Russie. A propos, M. Loukine a été à l’époque premier coprésident de CCP. Enfin, pour la première fois dans plusieurs années, nous sommes covenus d’adopter la déclaration conjointe détaillée de travail des députés.
Bien que réaliser tout cela (surtout le dernier aspect) n’ait pas été si facile, heureusement tout notre plan a été accompli. Notamment, la déclaration conjointe de la part de CCP a été adoptée presque à l'unanimité. Dans ce document nous avons entériné le travail du Partenariat Russie – UE, nous avons adopté le jugement équilibré dans le cadre des Droits de l’homme, de la société civile et des visas, nous avons approuvé la nouvelle étape du développement des relations Russie – OTAN et nous avons mis l'accent sur les propositions de la Russie à propos de la sécurité européenne, ainsi qu’on a proposé d’intensifier le travail dans le domaine des échanges des jeunes (y compris les forums des jeunes députés de Russie et d’Europe). Enfin, après avoir analysé la situation dans le domaine de la science, de l’enseignement et de la coopération culturelle, nous avons proposé aux chefs de l’UE et de la Russie d’examiner la possibilité de lancement du Partenariat dans le domaine de culture en fonction du programme de base du dévéloppement de l’integration culturelle russe dans son sens le plus large.
– C’est évident que le Partenariat culturel entre la Russie et l’UE est une idée récente que les représentants du pouvoir législatif ont suggéré à ceux-ci du pouvoir exécutif. A quoi consiste-elle ?
– Le partenariat est une forme particulière de coopération entre les états. Le premier partenariat dont les pays de l’UE et la Russie sont adhérants est la « Dimension septentrionale », initiée par par Paavo Lipponen, alors Premier ministre de la Finlande. La Norvège, l'Islande et la Fédération de Russie qui ne font pas partie de l’UE ont adhéré à ce partenariat plus tard. Ce partenariat possède d’un programme et des actifs financiers communs. Les principaux objectifs de la politique de la « Dimension septentrionale » sont de fournir un cadre commun pour la promotion d'un dialogue politique et d'une coopération concrète dans les domaines différents en Europe de Nord. En ce qui concerne un autre partenariat ayant pour objectif la modernisation, je viens d’en parler.
Maintenant, la coopération dans le domaine de culture entre nos pays se réalise en général dans le cadre des rapports bilatéraux (par exemple, Russie - France) ou concernant des programmes plus vastes. Ainsi, le programme de partenariat dans le domaine du dévéloppement institutionnel (IBPP) contient le subprogramme de soutient des initiatives de coopération culturelle et fait partie du Programme de coopération de l’UE et la Russie. Il a été élaboré afin de soutenir les initiatives civiles dans le domaine de culture. En 2007, on a créé le Groupe commun de travail UE – Russie pour la coopération culturelle et le Conseil permanent du partenariat pour la culture.
«Ces projets permettront d’attirer l’attention aux certaines des idées, des principes et des valeurs qui sont à la base du dévéloppement des rapports entre l’UE et la Russie, tels que la diversité culturelle et linguistique, la liberté d’expression artistique des hommes de culture, des créateurs, des gens simples et de la société en général. La Russie et l’UE possèdant d’un très riche potentiel culturel et intellectuel s'intéressent beaucoup mutuellement à la vie culturelle. Nos nouveaux projets de culture portent leur don dans la création de l’Europe unique comme l’espace commun dynamique entre l’UE et la Russie, au sein duquel le premier rôle de consolidation jouent les échanges culturels à la base du partenariat à titre égal et l’intérêt mutuel», lit-on dans les documents officiels.
Par ailleurs, il s’agissait plûtot d’une série des projets que d’un partenariat particulier considéré comme une institution spéciale (telle que la « Dimension septentrionale » déjà mentionnée). En même temps, la culture européenne est indivisible; elle existait longtemps avant la création de l’UE, du Conseil européen et d’autres organismes internationaux de notre temps. Étant à la base de la civilisation européenne, sa composante culturelle était et reste maintenant le facteur naturel d’intégration . Le facteur de la culture européenne commune peut et doit contribuer d'une manière organique à composer l’Europe sans frontières.
C’est bien pour cela que les membres des Parlements russe et européen dans leur déclaration commune de la part de CCP ont unanimement proposé à deux parties l’idée de séparation de coopération au sein de culture en un partenariat à part. À mon avis, cela pourrait contribuer à la participation des villes russes dans le concours connu «Capitale culturelle de l’Europe», qui se tient parmi les pays membres de l’UE dès 1985, et d’autres grands projets sur les territoires de Lisbonne jusqu’à Vladivostok.
- Le Comité de coopération parlementaire Russie – UE (CCP) existe à la base de l’accord de coopération et de partenariat entre la Russie et l’Union européenne. En cas de signature d’un nouveau accord, quel sera le destin de votre Comité commun?
– Le nouvel accord, autrement dit l’Accord de partenariat et de coopération-2, est considéré comme le document de plus grande capacité. Cela ne sera qu’un seul renouvellement du texte de celui du passé. Par ailleurs, il y a des thèses qu’on ne peut pas “oublier” d’inscrire dans le nouveau document. Parmi ces thèses, je crois, on trouve l’article consacré à notre Comité.
En fait, les Parlements russe et européen sont des compartiments indépendants du pouvoir, et ils accomplissent la tâche importante pour chaque des deux parties. De cette façon, le CCP qui existe, lie directement ces deux compartiments du pouvoir, ainsi qu’aide à coordiner les efforts des députés pour dévélopper la coopération et le partenariat de la Russie et de l’UE. Le CCP s’est fait une bonne réputation d’un élément unique de tel partenariat plusiers fois dans la dizaine d’années.
Sur la proposition de la partie russe qui a été émise par les experts lors des négociations sur APC-2, on a décidé de laisser l’article sur CCP dans le nouveau accord de base. L’année passée, en examinant la marche des négociations, les membres des Parlements russe et européen pour leur part ont voté unanimement pour telle nécessité. J’espère que l’article sur CCP restera inscrit dans l’APC-2.
– L’Europe a estimé qu’il était encore tôt pour la Russie de jouir des privilèges inaccessibles de la zone Schengen sans visas. Pour l’instant, la Russie poursuit son chemin dans ce domaine mais cette activité semble d’aller lentement. En quoi consiste le problème et quelle en sont les perspectives ?
– Selon moi, il n’y a pas d’avis consolidé en ce qui concerne l’abolition des visas avec la Russie. Pendant plusieurs années, Moscou exprime sa volonté d’abolir les visas de court séjour pour les citoyens de la Russie et de l’UE. Nous avons même rendu à Bruxelles notre projet de l’accord. Mais les leaders de l’UE préfèrent de garder la silence ou éviter de répondre. Bien sûr que la Russie a beaucoup à faire sur l’ajustement technique des lois, mais on est de force à le faire. Il nous manque un peu de la volonté politique de la part de nos partenaires de l’UE et de plus, l’influence des politiques russo-phobes y est encore puissante.
Ce sont ces dames et messieurs qui font courir des histoires des foules des bandits, des prostituées, des travailleurs immigrés illégaux et d’autres intrus qui brûlent d'envie soi-disant de venir à l’UE de Russie. Il existe aussi une histoire d'horreurs sur la menace terroriste de l’Orient. Mais voilà le hic: l’État d’Israël qui est des fois moins que l’UE et où les questions de la sécurité nationale toujours étaient en premier lieu a déjà « ouvert ses portes » pour les séjours des Russes sans visas.
Bruxelles a aussi une autre « explication ». Pourquoi la Russie qui n’aspire pas beaucoup d’adhérer l’UE pourrait profiter de l’abolition des visas plus tôt que d’autres pays qui font tout leur possible pour y entrer ? Cette question est loin d’être vraiment sérieuse. Premièrement, plusiers pays de monde qui ne veulent pas beaucoup joindre l’UE profitent depuis longtemps des échanges sans visas (par exemple, la Suisse ou les Etats-Unis). Deuxièmement, à quoi bon confondre les rapports de Russie et d’Union Européenne avec ceux de l’UE et d’autres pays ? Ce ne sont pas nous qui empêchent ou bien contribuent Bruxelles à échanger sans visas avec ces pays. A propos, parmi les on peut nommer l’Ukraine. Nous s’échangeons sans visas. De même, on n’a pas de problèmes des visas avec la Turquie. Et leur façon de règler les affaires avec le Bruxelles, cela ne nous regarde pas.
Mais ce qui est vraiment dommage c’est que plusieurs hommes politiques européens tâchent de transformer la question des visas en quelque sorte d’instrument de pression à la Russie, une certaine « arme des visas ». Mais attention : cette arme pourrait être à deux tranchants.
– On dit que “sur les champs” de séance de CCP vous avez eu des contacts avec les collègues du Parti populaire européen (PPE), qui possède d’une majorité de Parlement européen. Si cela ne fait pas secret, quel était le sujet de conversation?
– Le parti « Russie unie » dont je suis membre a depuis longtemps désigné le PPE pour son partenaire naturel dans l’UE. Les leaders de deux partis ont déjà eu des rencontres, on nous invitait plusieurs fois à assister aux séances de PPE, nous nous sommes connus bien avec les députés du Parlement européen.
Quand même, parmi les représentants du PPE il y a ceux qui tâchent de mener la double politique. Ils nous sourient dans les yeux, mais derrière nos dos disent et font tout au contraire.
C’est difficile de nommer telle attitude normale. C'est pour cela que nous nous sommes accordés sur la création du Groupe de contact entre les partis ”Russie unie” et PPE, ainsi que sur la création des Goupes de travail sur les questions les plus essentielles de notre partenariat. J’espère bien que telle approche rendra les rapports de deux organisations politiques centrists plus fructueux.
– Lorsque vous êtes venu à Strasbourg, la plupart des médias ont annoncé que la délégation russe a été y envoyée comme si elle devrait empêcher les députés européens d’accepter l'amendement scandaleux pour le procès Magnitski. Est-ce que c’est vrai ?
– C’est le mensonge imprudent lancé par des russo-phobes professionnels. Cette visite à Strasbourg a été planifiée juste au début 2010, lorsque personne n’avait fait aucun amendement sur l’affaire Magnitski. Par contre, je pense que cette campagne de propagande avait été faite par quelqu’un tenant compte de notre arrivée à Strasbourg.
Le sens de cette affaire en deux mots. Le comptable Sergueï Magnitski qu’on nomme aussi en Europe avocat ou juriste, est décédé après un an de détention préventive, dont cinq mois dans la prison de la Boutyrka. Il a été impliqué dans l'affaire du détournement de 5,4 milliards de roubles du budget russe. En Russie cet événement a été mis en examen sous le contrôle du Président Medvedev. Suite à ce fait, des responsables russes impliqués dans la mort de Sergueï Magnitski ont été démis, et nous à la Douma, nous avons apporté des modifications dans les lois russes pour que tels incidents tragiques ne soient plus commis.
En même temps, les clients étrangés de M.Magnitski qui sont aussi suspectés d'avoir trouver les moyens de contourner le fisc russe, essaient de présenter ce comptable, décédé dans la prison, comme victime innocente de l’arbitraire des pouvoirs russes et ont adopté une résolution sanctionnant les 60 fonctionnaires russes soi-disant présumés coupables de la mort de M.Magnitski. Plusieurs députés du Parlement européen ont approuvé cette liste incertaine et l’ont soumise à l’examen du Parlement. Il nous a fallu d’expliquer à nos collègues que telle approche n’a rien de commun ni avec la présomption d'innocence, ni avec la prééminence de la loi, ni avec l’indépendance du tribunal d’une pression d’exterieur.
Les députés européens sont tombés d’accord avec nous. En résultat, ils ont changé leur amendement pour le plus modéré. Pourtant cette version « atténuante » n’a eu d’approbation unanime. Cela a fait moins de moitié de tous les députés du Parlement qui ont voté pour.
A propos, lors les plénières de CCP à Strasbourg personne ne nous a rien demandé sur les détails de l’affaire Magnitski. On n’en a même pas demandé M.Loukine, rapporteur pour les Droits de l’homme en Russie. Ne m’a questionné de rien cette Madame la député qui avait inicié cette action scandaleuse.
– Quels sont les projets de CCP pour l’année 2011?
– L’année 2011 sera l’année des élections de sixième convocation de la Douma d’État. Ainsi, tous nos projets sont limités par la période avant du commencement du scutin en Russie. Néamoins, nous avons prévu quatre rencontres: en mars – à Bruxelles, en avril – à Astrakhan, en mai – à Sotchi et au début de septembre en Varsovie (dès le 1er juillet 2011 la Pologne deviendra pays-président de l’UE). On a déjà dressé la liste des sujets, parmi lesquels il y a des problèmes traditionnels, ainsi que les nouveaux tels que le sport et la politique de jeunesse. C’est bien probable que vers mars 2011 on aura des questions supplémentaires qu’on va a discuter à la séance du bureau de CCP.
– D’habitude, cela ne vous suffit pas de travailler dans le cadre européen en organisant des rencontres pour CCP. Est-ce que vous garderez cette tradition en 2011?
– Bien sûr que le Comité de coopération parlementaire ne peut comprendre toute la sphère des raports UE – Russie. Ainsi, dans le cadre du Club européen il y a une proposition de discuter avec le Mouvement Européen- International (MEI) le cours de travail du Partenariat pour la modernisation. Cela, nous le prévoyons pour la fin février 2011. On a aussi visé à se tenir la séance du Club européen le début l’été en Allemagne. On visitera l’Italie peut-être parce que l’année 2011 c’est l’année de la Russie en Italie. Dans nos projets il y a aussi la présentation des régions russes dans les pays de l’UE. Nous espérons que le site P&S nous en rendra son soutien !
KLIMOV Andreï Député de la Douma d’Etat, membre du parti « La Russie Unie ».